Piliers et principes de la naturopathie

Sept principes, élaborés à la suite des enseignements d’Hippocrate ou par Hippocrate lui-même, résument à eux-seuls la démarche naturopathique :

  • « primum non nocere »
  • « docere »
  • « vis medicatrix naturae »
  • « tolle causam »
  • « home totus, tolle totum »
  • « arceo »
  • « deinde purgare »

Le premier principe, « d’abord ne pas nuire » est directement relié à la conception de la nature comme étant foncièrement bonne et bienveillante, une sorte de Demeter prodigue qui œuvre dans le sens du bien-être et de la santé de l’homme.  Plus largement, ce principe exhorte les médecins par mimétisme avec cette Mère Nature à œuvrer exclusivement en vue du bien, et toujours au nom de la santé de leur patient. Il renvoie donc au fameux serment d’Hippocrate, toujours utilisé et plébiscité comme rite de passage officiel vers l’exercice effectif de la médecine institutionnelle.

Le troisième, « la nature comme force guérisseuse » ou « suis la nature guérisseuse » est sous-tendu par la thèse vitaliste. Le quatrième, « identifie et traite la cause », sous-entendu du mal, représente le pilier relatif au causalisme. Le cinquième caractérise la position holistique : « considérer l’homme total » « holos anthropos » en grec ancien. 

Les trois autres principes, « docere », met en exergue le rôle d’éducateur à la santé du médecin (et du naturopathe), « arceo », son rôle de prévention, « deinde purgare », « puis drainer, purger » renvoie aux manœuvres thérapeutiques de detoxification et de drainage dont disposent les praticiens en santé naturelle.

Ces textes ainsi que ceux présentés dans l’onglet « Histoire et définitions de la naturopathie » sont un remaniement d’une partie de mon mémoire de recherche présenté à l’occasion de l’obtention de mon master en Philosophie, dans le domaine peu connu de la philosophie de la médecine.