Nouveau certificat en poche !

Certificat d'auriculothérapie holistique délivré par le CERS-TA

J’ai l’immense plaisir de vous informer que j’ai obtenu depuis peu mon certificat en auriculothérapie holistique délivré par le Cers-TA.

Après 64h de formation réalisées entre novembre 2022 et juin 2023, j’ai enfin reçu la totalité d’un enseignement riche et varié, qui débouche sur une pratique simple et efficace !

Beaucoup d’entre vous ont déjà pu expérimenter l’auriculothérapie au sein de mes différents cabinets, tant cette technique m’est vite devenue indispensable et essentielle.

Pour ceux qui n’auraient pas encore sauté le pas, n’hésitez pas à découvrir ma page dédiée à cette pratique réflexe et à prendre rdv avec moi !

Causalisme et holisme

Causalisme

On peut définir le causalisme comme la méthodologie qui enquête sur la cause des troubles. Cette définition a le mérite de faire saisir d’emblée le champ auquel cette notion fait référence, à savoir celui de la méthode, ici celle du raisonnement médical qui s’attache à débusquer l’origine d’un trouble, d’une maladie ou d’un dysfonctionnement. On doit la première formulation de ce principe à Hippocrate, et on comprend donc pourquoi il est si important en naturopathie. Dans la Maladie Sacrée, Hippocrate s’attaque à la représentation religieuse de la maladie et soutient au contraire qu’elle est due à des causes naturelles. En mettant fin au règne d’Asclépios, Hippocrate opère une véritable révolution épistémologique, autorisant la médecine naissante à investiguer à partir de données physiologiques, et non plus exclusivement divinatoires sur le point de départ d’un trouble. Il fonde ainsi la possibilité de la médecine telle qu’elle a pu se développer jusqu’à nos jours en Occident.

C’est ce que vient souligner l’auteure de l’article consacré au raisonnement médical dans le Dictionnaire de la Pensée médicale : « Il est essentiel de connaître les causes d’une maladie car la thérapeutique en dépend ; voilà l’acquis majeur de la médecine hippocratique, en plus de sa dimension humaine qui demeure toujours un modèle pour les médecins d’aujourd’hui » (Masquelet, 2004). Ce principe de « tolle causam » est ainsi présenté par Hippocrate : «  pour être un bon médecin, cherche la cause du mal et traite-le ; pour être un meilleur médecin, cherche la cause de la cause et traite-la ; mais pour être un authentique thérapeute, cherche la cause de la cause de la cause et traite-la ».

Holisme

« Holisme » est un terme formé à partir de l’adjectif holos en grec qui signifie « entier », « le tout ». De là est issu le second pilier en naturopathie énoncé par Hippocrate : « home totus, tolle totum », qui signifie « traiter la personne globale ». Dans cette démarche, que partagent les médecines traditionnelles de nombreuses civilisations, ainsi que la plupart des médecines non conventionnelles, l’homme est considéré d’un point de vue global et englobant. Sont pris en compte et en charge tant ses aspects physiques et psychologiques, que les aspects sociaux, énergétiques et spirituels de son être. L’holisme considère comme primordial d’appréhender une personne dans son entièreté afin de la comprendre, et se cantonner à l’un de ses seuls aspects relèverait ainsi d’une vision appauvrie et déformée de la réalité, car le tout ne peut pas être expliqué par ses parties.

Il résulte également de cette conception que l’action sur une partie nécessite de considérer le tout. L’approche holistique ne met ainsi ni en doute la spécialisation médicale ni les traitements localisés ou soutenant plus spécifiquement un aspect de la personne. Mais elle supposera que les spécialités travaillent ensemble et en réelle complémentarité sur un cas, et qu’un travail psychologique soit par exemple envisagé en concomitance avec une réforme de l’hygiène de vie du sujet afin de susciter une synergie favorisant et accélérant le processus de guérison total. La globalité ne sous-tend pas une confusion entre « thérapie du corps » et « sauvetage de l’âme », mais envisage ces deux axes en complémentarité et à travers le même prisme, celui de la complexité formée par tout être vivant.

L’holisme peut donc être défini comme la prise en compte à la fois de l’unité fonctionnelle au sein d’un système cohérent et des interactions multiples entre les parties constituant le tout. En conséquence, cette vision systémique basée sur l’interdépendance permet de conclure que le tout est plus que la somme des parties, c’est-à-dire, pour schématiser, que 1+1=3.  La vision holistique naturopathique porte donc son intérêt vers la totalité de l’individu et sur l’harmonie fonctionnelle de l’ensemble : « Le regard se projette au-delà de la totalité organique, vers la totalité de la personne ayant un vécu psychologique et une position réactive globale spécifique au moment où surgit le déséquilibre physiologique » (André Lafon).

Enfin, la pensée holistique fait écosystème, en affirmant un rapport étroit et premier entre le milieu interne que représente l’organisme et le milieu externe ou cosmos, qui vivent des relations symbiotiques ou dysbiotiques, s’influençant mutuellement et continuellement. Cette approche ouvre donc à une causalité multiple et graduée, où chaque élément compte. C’est en ce sens qu’une attention particulière pourra être accordée aux mouvements des astres et à ceux de la lune afin de déterminer à quel moment un soin doit être effectué ou un produit administré, mais aussi aux différentes heures de la journée, par l’influence qu’elles exercent sur les différents organes et méridiens (l’horloge circadienne de la médecine traditionnelle chinoise). L’adaptation des conseils thérapeutiques suivant les saisons et l’influence toute particulière que celles-ci exercent sur chaque individu est également un incontournable dans l’exercice de la naturopathie. Du fait de ces interconnexions totales, la définition de la santé se voit dotée d’une acception beaucoup plus large qu’usuellement, sa préservation dépassant l’homme pour également prendre soin de tout ce qui l’entoure, et l’influence. Naturopathie et écologie sont indissociables.

Vitalisme et naturisme

Vitalisme

Par le principe de la « vis medicatrix naturae, », Hippocrate formule pour la première fois dans la médecine occidentale le principe du vitalisme. Celui-ci est défini dans l’ Encyclopédie historique de la naturopathie comme la « philosophie considérant une force vitale intrinsèque, siège de l’homéostasie et des processus régénérateurs biologiques propices à l’auto-guérison des troubles non lésionnels ». Le vitalisme est donc sous-tendu par l’hypothèse d’une force auto-régulatrice des fonctions organiques, siégeant à l’intérieur de tout être vivant et permettant à l’organisme de se régénérer en dehors de tout état pathologique, qui l’en rendrait momentanément incapable, car cette force serait trop affaiblie, tant en qualité qu’en quantité. L’approche naturopathique est fondée sur cette hypothèse, à tel point que la British Naturopathic and Osteopathic Association en a fait la pierre angulaire de sa définition : « La naturopathie est un système de traitement reconnaissant l’existence au sein de l’organisme d’une force curative et autorégulatrice vitale ». Si aujourd’hui les moyens scientifiques ne permettent pas de prouver l’existence de la force vitale, la naturopathie, par l’emploi de différents bilans, se montre cependant capable de l’évaluer et de la mesurer de façon indirecte (fièvre, vitesse de cicatrisation, temps de récupération après une maladie…).

 Le vitalisme considère que l’être vivant est pris entre deux forces opposées : celle de son organisme biologique qui tend vers sa destruction et celle de la force vitale qui tend à la préservation de son existence. C. Bernard définit d’ailleurs le vitalisme comme la « force vitale qui serait en lutte incessante avec les forces physico-chimiques, et qui neutraliserait leur action destructrice sur l’organisme vivant ». Si l’organisme seul ou seulement l’une de ses parties sont considérés, comme c’est le cas en anatomie appliquée, le principe directeur et unificateur qui lui donne vie est manqué, et ne permet pas d’avancer une explication à la fois tangible et objective, puisqu’elle celle-ci resterait forcément partielle, oblitérant cette tension constitutive de tout être vivant. Étudier un organisme sous un angle strictement matériel et biologique revient à étudier un corps mort, niant que la vie et l’être participent de sa définition, ce qui est d’ailleurs un reproche souvent fait à la médecine moderne. Une synthèse entre les deux approches a été proposée par Bichat à travers sa célèbre affirmation : « La vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort ».

De tous temps, et pour chaque civilisation on trouve des références à la force vitale : c’est la dynamis ou le pneuma chez les grecs anciens, où elle est perçue alors comme synonyme de mouvement et de souffle, ce qui a d’ailleurs donné naissance à la pneumatologie en naturopathie, l’appetus latin et le tonos des stoïciens, qui l’ont caractérisé en premier lieu par cette idée de tension vitale inhérente à tout être vivant. C’est le qi japonais, le chi chinois, le prana indien, le rouah hébreu, l’ankh égyptien, pour n’en citer que quelques-uns puisque chaque culture possède un terme qui lui est propre afin d’y référer. Dans la tradition philosophique occidentale, le premier à théoriser ce principe est Aristote, qui distingue l’âme des mécanismes biologiques et intellectuels. Paracelse fera ensuite mention des archées, Diderot de la force vive. Les œuvres de Schopenhauer mais également de Nietzsche sont imprégnées de ce principe, puisque la notion de volonté en constitue la tension fondamentale. Le « potentiel humain » d’Huxley est dépendant de cette conception de la force vitale comme volonté. Enfin, si Steiner parle quant à lui d’éthers et de forces formatrices, en référence à Kant, Einstein développera les notions de champs de métriques ou encore de champs quantiques, reliant définitivement la notion de force vitale à celle d’énergie et de mouvement, renouant ainsi avec la dynamis grecque. Le fait que cette conception soit plusieurs fois millénaires et de portée absolument universelle a de quoi nous faire réfléchir quant à la légitimité de son évincement en tant que donnée explicative par le positivisme et le matérialisme dominant la science actuelle.

Naturisme

La médecine naturiste doit son nom, pour la première fois en Europe, à L. Gleich, qui fonde cette école en 1849. Celle-ci associait alors des herboristes, des hygiénistes, des membres du courant végétarien ainsi que des praticiens en hydrothérapie, courant que L. Kuhne développe à l’époque et qui donnera ensuite le jour à la naturopathie moderne. L’article 1 de la charte de 1985 de la Fédération Française de Naturopathie, ou Fenahman, nous éclaire sur cette filiation avec le naturisme, déjà rendue évidente par l’étymologie commune des deux disciplines : « La naturopathie est la science fondamentale englobant l’étude, la connaissance, l’enseignement et l’application des lois de la vie afin de maintenir, de retrouver et d’optimiser la santé par des moyens naturels ». 

La médecine naturiste va donc œuvrer à la santé de son consultant par la mobilisation des quatre éléments primitifs, l’eau, la terre, l’air et le feu (en médecine traditionnelle chinoise ces éléments sont au nombre de cinq : le bois, le métal, l’eau, la terre et le feu, tout comme en Ayurveda : l’eau, la terre, le feu, l’air et l’éther). L’hygiène de vie qu’elle propose comprend notamment de l’exercice physique et le suivi d’une alimentation naturelle et spécifique. « Natura sanat, medicus curat », autre principe hippocratique signifiant : « Le médecin soigne, mais c’est la nature qui guérit ».

Humorisme et notion de terrain

Humorisme

Le Dr Salmanoff, à qui l’hydrothérapie doit beaucoup et qui fut le médecin personnel de Lénine avait coutume de dire : «  La vie est sous-tendue par le mouvement continuel des liquides dans les cellules et entre les cellules. Le ralentissement de ces courants et de ces échanges, c’est la fatigue, la maladie ; leur arrêt, c’est la mort ». Il place ainsi les humeurs au premier plan dans le processus de morbidité, en réactualisant ce principe hippocratique, à l’instar de la naturopathie classique.

L’humorisme est une théorie physiologique héritée d’Hippocrate qui repose sur les substances fondamentales que sont nos humeurs, et dont le corps est composé. Au nombre de quatre, ces humeurs associaient alors les éléments primitifs, les organes et les qualités aristotéliciennes. On dénombre ainsi la bile noire, en relation avec la rate, la bile jaune, en rapport avec la vésicule biliaire, le sang en lien avec le foie et le flegme, avec les poumons. La santé dépend de leur dosage harmonieux, alors que la maladie intervient lorsque, du fait d’un changement dans leurs proportions mutuelles, cet équilibre se trouve rompu.

Cet équilibre est défini suivant une logique de l’excès et du manque, de la surabondance et de la carence : la maladie a pour siège le lieu où l’humeur est absente mais aussi celui où elle s’est accumulée. De ce principe venait qu’on classait alors les maladies suivant l’humeur qui était en excès. L’humorisme du temps d’Hippocrate suppose donc de traiter les surcharges en faisant éliminer les déchets métaboliques, les toxiques et les toxines, mais aussi de traiter les carences en veillant à avoir la meilleure alimentation possible, afin d’éviter les manques. On traite l’excès de chaud par le froid, l’excès de sec par l’humide et réciproquement. Cette thérapeutique a également pour but de soutenir la bonne circulation des fluides organiques, indispensables à un métabolisme cellulaire optimal. Enfin, les sources du dérèglement humoral étaient déjà considérées comme étant environnementales : le climat physique, social ou mental dans lequel vivait l’individu créait les conditions qui stabilisaient ou déréglaient les humeurs. L’influence des saisons était également un facteur déterminant. De là peut-on en déduire une interdépendance complexe entre les humeurs, l’organisme et la nature.

Aujourd’hui, si cette théorie de première importance en naturopathie est toujours considérée comme valable et conservée dans ses plus grands principes, la sémantique la sous-tendant a cependant évolué, et la physiologie en a permis une expression plus précise et plus scientifique. Notons toutefois que l’ancienne terminologie a été conservée pour décrire ce que l’on appelle les quatre tempéraments hippocratiques, dont le naturopathe fait grand cas pour individualiser ses conseils : le bilieux, le nerveux, le lymphatique et le sanguin. Le sang avec le plasma, le cytoplasme, la matrice extracellulaire interstitielle (la MEC) la lymphe canalisée et la bile forment les humeurs ou liquides tels qu’on les conçoit aujourd’hui. Ces liquides alimentent les cellules en oxygène et en nutriments, véhiculent les déchets métaboliques issus des cellules mais transportent également les différents produits cellulaires comme les hormones ou les neurotransmetteurs. De la qualité des humeurs dépend donc la qualité des cellules, des tissus, des organes et ainsi du corps tout entier.

Ce sont les émonctoires, terme clé de la naturopathie désignant des appareils et organes ayant une fonction de filtre sélectif et de voie d’élimination des déchets (poumons, reins, foie et intestins, peau, utérus et vagin pour les femmes) qui permettent la régulation des humeurs, et conditionnent ainsi un bon équilibre entre milieu intérieur et extérieur, à la condition que ceux-ci fonctionnent bien, car ils ne doivent être ni trop perméables, ni trop encrassés. On considère que s’il y a accumulation des déchets dans l’organisme sans possibilité d’élimination, et ainsi saturation des humeurs, c’est alors que le trouble et la maladie pourront apparaître. « Le rôle des émonctoires est donc, en premier lieu, de garder le milieu intérieur sans toxines, afin que les échanges entre nutrition et élimination continuent de se faire dans la plus grande pureté physiologique » (André Lafon).

Autre changement important, survenu avec la publication des travaux de C. Bernard : le concept de milieu intérieur remplace celui d’humeur. Le biologiste propose ainsi cette définition pour le concept qu’il a forgé : « c’est le milieu intérieur des êtres vivants qui est toujours en rapport immédiat avec les manifestations vitales, normales ou pathologiques des éléments organiques (…) tous les liquides circulant, la liqueur du sang et les fluides intra-organiques constituent en réalité ce milieu intérieur » (Bernard, 1984, pp.104-105). Bernard considérait que, contrairement au règne végétal, directement influencé par le milieu cosmique extérieur et entretenant du même coup avec lui une relation symbiotique, le règne animal y est bien plus hermétique, et ce d’autant plus qu’il s’éloigne d’un mode de vie naturel, et que l’animal en question est à sang chaud. Il en déduit donc que pour que des perturbations extérieures affectent les fonctions vitales, il est nécessaire que le milieu intérieur soit déjà affaibli et ne puisse plus assurer ses fonctions naturelles de protection contre ces perturbations. De là est apparu le concept de terrain, de premier plan en naturopathie, et sur lequel nous allons à présent nous pencher.

Notion de terrain

Ainsi que nous le disions, pour Bernard « il y a en physiologie deux milieux à considérer : le milieu macrocosmique, général, et le milieu microcosmique, particulier à l’être vivant ; le dernier se trouve plus ou moins indépendant du premier suivant le degré de perfectionnement de l’organisme. » Le terrain naturopathique correspond à ce « milieu microcosmique particulier », et la tâche du naturopathe consistera avant toute chose à déterminer le terrain de son consultant, dans un objectif de prévention et de réharmonisation de son hygiène de vie. La naturopathie rénovée ne souscrit cependant pas à la seconde partie de la citation de Bernard : si l’homme apparaît bien aujourd’hui comme le seul animal qui soit parvenu à dompter son milieu extérieur, comme « celui qui crée son propre milieu » en en subissant et en en ressentant toujours moins a priori l’influence sur sa physiologie, il n’en est pas pour autant affranchi, et les facteurs de déstabilisations psychophysiologiques, à l’origine de la plupart de nos maladies (stress, milieu social, hérédité et climat), sont là pour lui rappeler cette dépendance initiale et la nécessité d’un équilibre conscient entre les milieux intérieurs et extérieurs.

La physiologie de Bernard est mécaniste, non holistique, ce qui conduisit peu à peu ce dernier à souscrire à une vision de l’homme comme le sommet du perfectionnement du règne animal, fonctionnant, en véritable machine vivante, en autonomie et à huis-clos, en partant du principe que l’interaction avec le milieu extérieur ne lui est pratiquement plus nécessaire depuis le passage vers un âge de culture et de science. Cette théorie est toujours active dans les conceptions scientifiques d’aujourd’hui, mais aussi et plus largement dans les sociétés libérales. Ce n’est pas celle de la naturopathie, dont le but est avant tout de réconcilier l’homme avec l’ensemble des autres règnes en lui permettant, au contact du monde extérieur, de retrouver sa nature véritable.

Le Dr. A. Bechamp est l’autre grand nom ayant contribué à forger la notion de terrain. Peu à peu tombé dans l’oubli, ce grand scientifique (il était diplômé en physique, en chimie, en médecine, en pharmacie et en toxicologie) a présenté à la même époque que L. Pasteur une théorie concurrente du vivant, la théorie du polymorphisme bactérien, qui postule que l’unité de base de toute vie organique est la granulation microscopique, le microzyma, actuellement redécouvert sous le nom de nanobe ou de nanobactérie. Le microzyma possède un métabolisme propre, et son évolution est en fonction du milieu dans lequel il se trouve. Les maladies sont alors considérées comme des processus de sauvetage, de réparation et donc de vie. Un microbe, une cellule, un tissu peut ensuite toujours redevenir microzyma une fois le signal d’alarme donné. A l’inverse, la théorie du microbisme de Pasteur postule que toute cellule est à l’origine aseptique, et tout microbe, immuable par essence. Il ne peut pas changer de nature, sauf par mutation accidentelle et, en général, afin de devenir plus résistant ou plus agressif. Cette conception est monomorphiste, en tant qu’elle considère la vie comme statique et immuable, et domine aujourd’hui en médecine conventionnelle. Dans la théorie du polymorphisme bactérien, les microbes et les bactéries sont considérés comme opportunistes (Escherichia Coli, Helicobacter Pilori mutant pour restaurer un terrain dégradé ?), mais non comme responsables du trouble en soi. C’est la célèbre affirmation de C. Bernard : « le microbe n’est rien, le terrain est tout ».

Cette prise de position théorique fondamentale rattache la naturopathie au courant conditionnaliste qui pondère l’importance accordée aux critères étiologiques, pathologiques ou phénoménologiques, ces derniers menant d’abord à considérer un germe spécifique, l’organe affecté ou lésé et les symptômes qui en découlent, en un mot la maladie. Le conditionnalisme place au contraire au centre de sa réflexion le terrain et la constitution propres à chaque individu, considérant toujours la maladie comme venant dans un second temps.

Principales définitions de la naturopathie

Comment définir la naturopathie ? Nous avons choisi de présenter ici trois définitions à travers la multitude disponible, sélectionnées pour leur exhaustivité, la diversité de leurs approches et du vocabulaire mobilisé. La première émane du père de la naturopathie française classique P.V Marchesseau. Elle résume la démarche naturopathique et les principes qui la sous-tendent en utilisant les termes spécifiques à la discipline : 

« La naturopathie est une hygiène de vie, conforme aux lois de la Nature et à notre physiologie. Il y a une loi biologique universelle qui est que chaque type de vivant a son milieu qui lui est propre. Chaque fois que nous transgressons les lois naturelles spécifiques à notre espèce et que nous modifions notre milieu spécifique, il s’ensuit des troubles, des maladies : par exemple, nos aliments dénaturés, anti spécifiques produisent des déchets toxiques : les colles et les cristaux qui finissent par saturer nos humeurs (…) et surchargent dangereusement nos émonctoires (…) Il s’ensuit, quand le seuil personnel de tolérance est dépassé, une tempête plus ou moins importante, provoquée par la force vitale disponible dans le but d’activer, de provoquer une élimination salutaire des déchets et d’épurer ainsi nos humeurs dans lesquelles baignent et se nourrissent nos cellules… Il convient donc d’aider l’organisme à s’auto- épurer quand celui-ci est malade ou à respecter les lois spécifiques à notre espèce : c’est l’art du naturopathe, à l’aide des dix agents naturels (…) afin de favoriser le retour à des conditions favorables à un milieu spécifique et de permettre à la force vitale de se manifester librement dans le but d’une auto-guérison. Dans ce sens, le naturopathe ne soigne pas, il aide, il développe la force vitale et c’est le corps lui- même qui se guérit s’il est malade » . 


La seconde définition est la plus couramment utilisée par les naturopathes français pour décrire leur profession. Elle a été élaborée par A. Brid à l’occasion du colloque « Allopathie, homéopathie, naturopathie » organisée en 1974 à l’université de Strasbourg par le Groupe d’études des problèmes humains. Elle résume les positions philosophiques et les objectifs de la naturopathie :

« La naturopathie, hygiène et médecine naturelle, se base sur la philosophie du vitalisme, s’explique scientifiquement par l’humorisme et s’applique par le naturisme. Elle est une méthode optimiste et non violente de l’homme total qui se distingue des autres méthodes de santé par la recherche systématique des causes de la maladie et la rectification des erreurs ayant entraîné la rupture des équilibres. Ses objectifs principaux sont : prévenir pour ne pas avoir à guérir, c’est-à-dire promouvoir une hygiène de vie conforme aux besoins, cultiver les immunités naturelles polyvalentes, éviter les surcharges humorales ; faciliter l’auto-guérison en drainant les surcharges constituées à la suite de nos erreurs de vie, c’est-à-dire en stimulant les émonctoires, suscitant la guérison de tous les troubles de santé dans la limite des usures tissulaires ; assurer le perfectionnement de l’homme sur les bases de l’humanisme et du sociologisme biologiques (rééducation générale psychophysiologique : repenser l’humain en fonction du naturel et le social à la lumière de cet humain retrouvé) »


Nous terminerons cette présentation par une troisième définition cette fois empruntée au corps médical, son auteur, R. Féjean, étant chercheur au département d’éthologie (discipline étudiant le comportement des diverses espèces animales) de la Faculté de Médecine Paris XIII. Elle a donc à la fois l’avantage d’émaner d’un discours extérieur à la naturopathie et d’en proposer une explication à caractère scientifique :

« La naturopathie est une science biomimétique, c’est-à-dire une médecine qui tire sa méthodologie de traitement d’une compréhension de la nature, des mécanismes de défense et de restructuration de l’organisme, et plus précisément des moyens qu’il met en œuvre, dans chaque type d’agressions, pour contrôler ses modulations homéostatiques et assurer ainsi le rétablissement optimal de ses fonctions vitales. La naturopathie repose sur une conception étiopathogénique et multifactorielle de la maladie. Elle individualise, pour chaque individu, un mode de traitement conforme à une double exigence d’efficacité et de non-iatrogénicité ».

Histoire et législation

La naturopathie naît officiellement aux États-Unis vers 1890 afin de se développer parallèlement à la discipline dont elle est directement issue, l’hydrothérapie.  Jeune discipline ayant vue le jour en plein développement du positivisme scientifique et du renforcement de la position matérialiste, la naturopathie prend ses fondements théoriques et pratiques dans les enseignements d’Hippocrate,  faisant ainsi retour vers une conception antique de la maladie, de la santé et de la guérison. Depuis sa fondation, elle a connu de nombreuses évolutions, du fait de la diversité des cultures, des croyances et des connaissances en partage dans les différents espaces géographiques où elle a ensuite pris racine.

La naturopathie classique, hygiéniste et humoriste (en référence aux humeurs hippocratiques, c’est-à-dire nos liquides physiologiques) se développa rapidement en Europe et particulièrement en Allemagne, en Russie et en France, pays où l’on doit beaucoup aux apports théoriques de P.V Marchesseau et de A. Roux, pour ne citer qu’eux. C’est l’approche naturopathique la plus répandue actuellement dans le monde. Si l’OMS la considère comme la troisième médecine traditionnelle mondiale (MTE), la naturopathie se distingue cependant d’une véritable médecine traditionnelle, d’abord par le caractère récent de sa création, mais surtout parce que celle-ci a toujours souhaité intégrer à l’ensemble de ses connaissances les dernières découvertes scientifiques.

En France, une tentative de synthèse entre la médecine hippocratique, la science entendue au sens large et les médecines traditionnelles d’Asie donna lieu à l’éclosion d’un nouveau courant, celui de la naturopathie rénovée. Cette approche datant de la fin du 20e siècle et développée par André Lafon a ainsi largement contribué à renforcer le versant holistique de la naturopathie en faisant de la prise en compte et du soutien de la sphère psycho-émotionnelle et énergétique des aspects primordiaux de son champ d’intervention et de son champ d’explication. Elle prendra donc ses sources dans la psychologie, la sociologie, l’anthropologie, les neurosciences, la physiologie et plus récemment dans la psycho-neuro-endocrino-immunologie tout autant que dans les textes anciens des traditions asiatiques, védiques et taoïstes principalement.


On peut dès lors définir la naturopathie comme un « système complémentaire complet». Depuis 1997, l’Union Européenne la reconnaît comme l’une des sept médecines non conventionnelles pour lesquelles une harmonisation législative supranationale s’avère nécessaire. Reconnue ou intégrée au système de santé publique dans de nombreux pays, comme l’Espagne, le Portugal, la Belgique, dans cinq provinces du Canada et dans dix états des Etats-Unis, elle bénéficie d’une législation ouverte dans un certain nombre d’autres, comme en Grande-Bretagne ou dans les pays Scandinaves. Dans certains pays comme l’Autriche et le Luxembourg, leur exercice est réservé aux détenteurs d’un diplôme délivré par le corps médical institutionnel.

En France, l’exercice demeure libre si le naturopathe ne fait pas illégalement usage du titre de « docteur en médecine ou en pharmacie », ne pose pas de « diagnostic » et ne propose pas de «bilan de santé», qu’il remplacera par un « bilan de vitalité ». Il n’interviendra jamais directement sur des « pathologies », ne fera jamais de « prescription » mais donnera des « conseils » à ses « consultants », qui ne sont pas des « patients ». Il ne leur proposera jamais un « traitement » avec une « posologie » mais situera bien plutôt son rôle dans le domaine de la prévention et de la correction de      « terrain », et enfin se refusera toute ingérence dans un traitement médical en cours, et ce même lorsqu’il aurait la conviction qu’une modification ou un arrêt de traitement pourrait être pleinement justifiés, seul le médecin traitant pouvant prendre une telle décision. 


On distingue deux étymologies différentes du terme de naturopathie, liées à des racines et à des développements théoriques géographiquement distincts. Selon le courant français porté par P.V Marchesseau, le concept est formé à partir des termes « natura » et « pathos », et fait ainsi référence à ce que l’on ressent, perçoit, vit dans un rapport immédiat à la nature, et à tout ce qui est conçu selon une voie naturelle. Autrement dit, selon une définition de Marchesseau davantage centrée sur la notion de maladie, elle est la discipline dans laquelle « le mal (est) étudié en fonction de la nature ». Dans son acception britannique et américaine, davantage reconnue aujourd’hui, le concept a été forgé à partir des termes « nature » et « path », ce dernier signifiant le sentier. Selon cette conception héritée de B. Lust, fondateur de la première école de naturopathie dans le monde, la naturopathie est la discipline permettant de retrouver et de suivre le chemin de la nature, celle-ci désignant tout autant le milieu extérieur et environnemental que le milieu intérieur et physiologique individuel. 

Ouverture du cabinet de Mérignac

Pour cette nouvelle année 2023, venez me rencontrer dans mon nouveau cabinet tous les mardis au 14 rue Richard Wagner, au 2e étage du bâtiment, dès le 7 février !

Le cabinet de Bordeaux reste ouvert tous les mercredis.

Au plaisir de vous y retrouver !!

Atelier santé n°2 : Découvrez vos fleurs de Bach ! Le 3 juillet 2021 de 10h à midi à l’Espace Éveil et Santé

Dans cet atelier, apprenez une méthode simple pour prendre soin de vos émotions !
La florithérapie est sans contre-indication, compatible avec tout traitement en cours et très économique. Elle consiste à nous éveiller, à nous permettre d’évoluer et à nous révéler à nous-même, en nous connectant avec notre moi profond et à nos potentiels.
Tout cela grâce aux messages subtils délivrés généreusement par l’âme des plantes.
Dans cet atelier, nous ferons un tour d’horizon rapide des 38 fleurs de Bach avec les émotions qui leur sont associées. Par différents tests (jeu de cartes, pendule, questionnaire…) je vous propose de découvrir votre ou vos fleurs de type, qui vous accompagneront toute votre vie.
En groupe, vous serez finalement amenés à sélectionner quelques uns des 38 guérisseurs afin de repartir avec votre composé personnalisé, qui correspondra à votre état émotionnel du moment.

Réservation par téléphone au 0676231197

ou bien par mail à : contact@laurenoustalet-naturopathie.com

Conférence-discussion : « Tout, tout, vous saurez tout sur la naturopathie »

Le jeudi 10 juin de 19h30 à 21h à l’Espace Éveil et Santé, 15 rue Vilaris à Bordeaux (proche Capucins, gare St-Jean et quartier Nansouty), salon Amétrine

plus d’infos sur le lieu : https://www.sites.google.com/view/eveil-et-sante

*Participation 10€*

Aujourd’hui, tout le monde ou presque a au moins entendu prononcer le terme de naturopathe. Pourtant derrière ce métier récent et en plein essor, opportuniste ou à la mode pour certains, se cache un système de santé qui regroupe l’ensemble des pratiques de soins traditionnelles occidentales.

La naturopathie est avant tout un art de vivre, une volonté d’éduquer le grand public à davantage de santé et de bien-être, dans le respect et en cohérence avec notre environnement. Au cours de cette conférence-discussion, je vous propose de vous exposer les principes de la naturopathie, ses méthodes de bilan, les différentes techniques qu’elle rassemble et bien sûr quelques unes des solutions et des chemins qu’elle propose.

Réservation par téléphone au 0676231197 ou par mail à contact@laurenoustalet-naturopathie.com

Un support numérique vous sera envoyé à l’issue de la conférence.

(Cette conférence n’a qu’un but informatif et ne dispense pas de consulter régulièrement son médecin et de suivre tout traitement en cours).


Atelier santé n°1 : Apprivoiser et chouchouter votre sommeil- samedi 22 mai 2021 de 10h à 12h30

Dans ce premier atelier ouvert au public, je vous propose de découvrir et d’expérimenter un festival d’astuces et moyens naturels pour vous réconcilier avec le sommeil : nutrition, hygiène de vie, réflexologie, phytothérapie, méditation… Et j’en passe, car il faut garder un peu de suspens !! Une introduction sur la physiologie du sommeil vous permettra d’y voir plus clair sur le plus efficace et le moins onéreux des médicaments dont la nature nous a doté pour relancer nos processus d’auto-guérison et faciliter notre recharge émotionnelle. 

  Voici les informations pratiques :


Espace Eveil et Santé, salon Amazonite
20 euros l’entrée, réservation par mail ou par téléphone.
Mesures gouvernementales Covid respectées.


Pensez à porter avec vous un tapis de sol et évitez les collants !  

Notez dès à présent les trois prochains événements :

  •  Jeudi 10 juin de 19h30 à 21h, conférence de présentation de la naturopathie, entrée 10 euros
  • Samedi 3 juillet de 10h à 12h30, découverte des élixirs floraux ou fleurs de Bach (un flacon personnalisé offert), entrée 20 euros
  • Samedi 17 juillet de 10h à 12h30, constituer sa trousse de secours familiale et personnelle, entrée 20 euros  

    Au plaisir de partager ces moments de convivialité avec vous !